Pacte enfants sans écrans - 6 ans

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Pacte enfants sans écrans -6 ans

Dès leur naissance, les enfants sont entouré·e·s d’écrans, à la maison et dehors. Les enfants sont exposé·e·s aux télévisions, tablettes, smartphones, ordinateurs, publicités...

Or, les jeunes enfants ont d’autres besoins essentiels :

  • interagir avec des humains, avec les parents et les personnes qui les entourent
  • bouger, courir, sauter, tomber, grimper
  • explorer le monde avec tous leurs sens : toucher, manipuler, déplacer, expérimenter… en trois dimensions !

RAPPELONS-NOUS QUE :

L’utilisation des écrans perturbe le développement de l’enfant
  • les interactions affectives et sociales dès la naissance,
  • l'acquisition et le développement du langage,
  • la motricité globale et la motricité fine,
  • la concentration, le sommeil.
Les écrans causent des problèmes de santé
  • des phénomènes d’addiction,
  • des problèmes articulaires, d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, à cause du manque de mouvement,
  • de l’anxiété, du mal-être, de la difficulté à gérer les émotions, la frustration et à fournir des efforts.

C’EST POUR ÇA QUE NOUS, LES PARENTS,

nous nous engageons à éloigner les écrans de nos enfants avant 4 ans et de limiter leur utilisation au maximum avant 6 ans (pas de console, pas d’utilisation sans adulte). Nous encourageons les interactions, les activités et les expériences sans écrans. Nous cherchons nous-mêmes à montrer l’exemple.


Quelques arguments - Pacte enfants -6 ans sans écrans
Pour des enfants éveillés

Nous, parents, nous nous engageons collectivement, en règle générale, à ne pas exposer nos enfants de moins de 6 ans à des écrans.

Nous n’exposerons pas du tout nos enfants jusqu’à 4 ans à des écrans.

En ce qui concerne nos enfants entre 4 et 5 ans, la non exposition aux écrans reste la règle, mais cette ligne directrice générale peut souffrir quelques exceptions.

Quelques arguments

Dès leurs premiers jours, les enfants sont confronté·e.s aux écrans : publicités dans les rues, les lieux et les transports publics, mais aussi tablettes, smartphones, ordinateurs, télévisions dans le cadre privé. S’il semble admis, pour la plupart des adultes, qu’aucun écran ne devrait être utilisé avant 3 ans, l’accès se fait ensuite plus régulièrement et sans toujours se poser de questions, alors qu’il est essentiel de favoriser une vie pour nos enfants de moins de 6 ans sans écrans.

La Commission d’expert.e.s française «Enfants et écrans» co-présidée par la Dr Servane Mouton et le Pr Amine Benyamina, considère que les effets mécanistiques attachés à l’intervention des écrans dans la relation du jeune enfant avec les adultes constituent des points d’appui suffisants pour appeler à une grande vigilance, a minima jusqu’aux 4 ans de l’enfant, dans l’usage qui est fait des outils en leur présence par les parents mais aussi plus généralement par les professionnels en lien avec la petite enfance (assistantes maternelles, personnels des crèches, nourrices...) a fortiori aux moments clés de la relation (repas, soins, jeux...).

La Société française de pédiatrie, Société Française d'Ophtalmologie, la Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent, et la Société Francophone de Santé et Environnement, l’ont clairement communiqué en date du 29 avril 2025 « Les activités sur écrans ne conviennent pas aux enfants de moins de 6 ans : elles altèrent durablement leurs capacités intellectuelles », elles ne sont donc pas adaptées à un cerveau en développement2.

Ainis, concernant nos enfants entre 4 et 5 ans, la non exposition aux écrans reste la règle, mais cette ligne directrice générale peut souffrir quelques exceptions, comme le visionnement en famille de quelques photos, d’un petit documentaire animalier ou d’un court-métrage animé adapté 1. Le visionnement ne doit pas être régulier et ne pas excéder 10 à 15 minutes. Mais là aussi, il nous faut rester nuancés et savoir adapter à certains contextes exceptionnels et aux particularités de nos enfants.

En résumé, nous encourageons les interactions, les activités et les expériences hors écran. Qu’elles soient sociales, créatives, artistiques, sportives, techniques,… toutes les activités hors écrans seront bien plus riches et formatrices pour nos enfants. A tout âge, l’être humain se nourrit d’expériences polysensorielles et nos plus petits en ont absolument besoin pour bien se développer et être des enfants pleinement éveillés.

Nous cherchons nous-mêmes à montrer l’exemple et à favoriser la présence active et passive avec nos enfants. Quel plaisir de se retrouver tous ensemble à feuilleter/lire chacun.e un livre, à cuisiner pendant que notre petit joue et découvre le monde qui l’entoure !

  • Les jeunes enfants ont des besoins essentiels
    • Interagir fréquemment avec des humains, en particulier avec les parents et avec les personnes qui les entourent, les enfants se développent dans le regard de leurs parents
    • Explorer le monde : bouger, courir, sauter, tomber, grimper…
    • Mobiliser tous leurs sens : toucher, sentir, manipuler, déplacer, expérimenter… en trois dimensions !
  • Les écrans - utilisés par l’enfant ou par d’autres3 - perturbent le développement de l’enfant
    • Leur utilisation, qu’elle soit « récréative » ou « éducative », trouble la concentration, le sommeil, l’acquisition et le développement du langage
    • Selon plusieurs études internationales (Michel Desmurget (2019) leur utilisation très jeune est souvent corrélée avec un échec scolaire qui pourra se produire des années après.
    • Ils nuisent aux interactions essentielles dans les premières années de vie, entre pairs et avec les plus grands
    • Ils perturbent le développement moteur global et la motricité fine
  • Les écrans causent des problèmes de santé
    • Avec le manque de mouvement apparaissent des risques de problèmes articulaires, d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires
    • Ils provoquent anxiété, mal-être, difficultés à gérer les émotions, la frustration et à faire des efforts
    • L’exposition précoce et répétée des enfants aux écrans pose les fondations des hyper-usages ultérieurs habituant dès leur plus jeune âge les enfants aux écrans et en leur procurant les plaisirs associés à cet usage (libération de dopamine)
    • Ils peuvent générer très tôt des phénomènes d’usages problématiques ou d’addiction

  1. Il est important de rester vigilants et de suivre les âges recommandés, et de ne pas se fier aux âges légaux. Les dessins animés actuels sont souvent trop riches en stimulations et pas du tout adaptés aux âges communiqués : rythme trop soutenu (rapide) et couleurs très vives.
  2. https://www.sfpediatrie.com/actualites/activites-ecrans-ne-conviennent-pas-aux-enfants-moins-6-ans-elles-alterent-durablement
  3. La «technoférence» est une contraction entre « technologie » et « interférence ». L’attention d’un enfant jouant dans une pièce où la télévision est allumée, est altérée. L’usage des écrans par les parents engendrent plusieurs phénomènes, au parc ou à la piscine, elle réduit la surveillance et donc la sécurité de l’enfant en train de jouer. Des enfants courant dans un stade ont des performances bien meilleures lorsque leurs parents les regardent que s’ils sont sur leur téléphone. Ce ne sont que quelques exemples de technoférence.

Bibliographie :